Pas de #PlanBee ! – La nouvelle campagne de Slow Food pour une Europe sans pesticides 

On devrait toujours pouvoir choisir de la nourriture sans danger. Pourtant, nous sommes toutes et tous exposé, à différents degrés, aux pesticides par le biais de la nourriture et de l’eau que nous consommons, avec des conséquences néfastes directes sur notre santé. Slow Food marque aujourd’hui la Journée mondiale de la sécurité alimentaire en lançant « Pas de #PlanBee » (« Say Goodbye to Toxics » en anglais), une campagne en ligne à l’échelle européenne, en collaboration avec d’autres organisations membres de la coalition « Sauvons les abeilles et les agriculteurs », afin d’impliquer les citoyen.ne.s et de faire pression sur les acteur.rice.s politiques – au niveau national et européen.

 

“En 2022, la Commission européenne a publié une proposition de nouveau règlement sur l’utilisation durable des pesticides (SUR), qui vise à réduire l’utilisation des pesticides dans l’UE de 50 % d’ici 2030 afin de protéger la nature, les pollinisateurs et les personnes “, explique Madeleine Coste, directrice du plaidoyer de Slow Food. “Cette proposition se heurte à une résistance farouche de la part de l’agro-industrie et de ses alliés, défiant le consensus scientifique sur la nécessité de transformer notre système alimentaire actuel afin de préserver la sécurité alimentaire à long terme. Il est urgent que les citoyen.ne.s européen.ne.s se mobilisent et rappellent une fois de plus aux décideur.euse.s leur responsabilité dans la transition vers une alimentation saine et durable”.

 

Le concept est simple :  Slow Food met à la disposition de toutes et tous un formulaire en ligne qui permet d’envoyer facilement des emails directs et personnalisés aux membres du Parlement européen et aux ministres nationaux, afin de leur rappeler que l’avenir des jeunes générations et de la biodiversité ne peut être assuré sans une réduction des pesticides. “Le règlement européen sur les pesticides est une étape cruciale pour obtenir une réduction significative de l’utilisation des pesticides. Les décideurs de toute l’Europe discutent de cette nouvelle loi en ce moment même, et nombre d’entre eux tentent de la faire échouer. Ils prendront une décision finale dans les prochains mois, et votre voix est essentielle pour faire avancer une loi européenne sur les pesticides ambitieuse”, ajoute Coste.

 

Les produits agrochimiques tuent les pollinisateurs, dont les abeilles, et détruisent la biodiversité, ce qui représente un risque sérieux pour les écosystèmes naturels et la sécurité alimentaire à long terme. De plus, les agriculteur.rice.s et les habitant.e.s des zones rurales finissent par souffrir des effets néfastes directs sur leur santé de par leur exposition aux pesticides, tels que les maladies chroniques ou le cancer. “Avec cette campagne, Slow Food encourage les citoyen.ne.s à prendre une part active dans l’élaboration des politiques qui les concernent directement et à demander à leurs politicien.ne.s de soutenir des plans solides et ambitieux d’élimination progressive des pesticides : pour les abeilles et les autres pollinisateurs, pour la sécurité alimentaire à long terme, pour nos agriculteur.rice.s et pour la société dans son ensemble”, commente Marta Messa, secrétaire générale de Slow Food.

 

La transition vers une agriculture sans pesticides ne peut se faire qu’au travers d’actions concrètes, et non par des vœux pieux : les États membres doivent soutenir les agriculteur.rice.s par le biais de services de conseil afin d’accroître l’application d’alternatives non chimiques aux pesticides, la lutte intégrée contre les ravageurs étant la base de tout système de production alimentaire (mesures agronomiques et contrôle mécanique, physique et biologique), dans le cadre d’une stratégie intégrale en faveur d’une agriculture durable.

 

Participez à la campagne ! 

Et suivez-la sur les médias sociaux :

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Twitter : @SlowFoodEurope et @SlowFoodPress

Facebook : slowfoodinternational

Le hashtag officiel : #PesticideFreeEU

POUR EN SAVOIR PLUS

La Commission européenne a officiellement répondu à l’initiative citoyenne européenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs », soutenue par 1,1 million de citoyens européens. Dans sa réponse, elle partage nos préoccupations en matière de santé, d’eau, de sol, de production alimentaire et de biodiversité. Elle n’introduira pas de nouvelles réglementations, mais appelle à une adaptation rapide et ambitieuse de la proposition de règlement sur les pesticides (SUR) et de la loi sur la restauration de la nature. Ces propositions se sont heurtées à une résistance farouche de la part de l’agro-industrie et de ses alliés au sein des institutions européennes et des États membres. Il appartient maintenant aux membres du Parlement européen de définir leur position sur la nouvelle loi et de se mettre d’accord sur la législation finale. Celle-ci sera ensuite examinée par les parlements nationaux et le Conseil européen. La campagne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs » n’est pas terminée : nous continuerons à impliquer activement les citoyen.ne.s dans ce combat !

Actuellement, le Parlement européen et le Conseil mènent des discussions internes afin de trouver une position à présenter à la table des négociations en novembre, où ils devront parvenir à un accord.

Du côté du Parlement européen, la commission sur l’agriculture votera son avis en juillet, suivi par le vote de la commission sur l’environnement en septembre. Un vote en plénière aura ensuite lieu en octobre et déterminera la position du Parlement sur la question. Les mois qui précèdent ces votes importants sont autant d’occasions de faire entendre la voix des citoyen.ne.s sur un règlement qui aura un impact direct sur leur quotidien et leur environnement.

 

En parallèle au sein du Conseil européen, les ministres sont en pourparlers afin de parvenir rapidement à un compromis. Cependant, les choses ne se présentent pas bien : selon nos dernières informations, ils tentent de rendre les objectifs nationaux de réduction des pesticides non contraignants et d’assouplir les exigences en matière de lutte intégrée contre les ravageurs. Il faut donc absolument que les citoyen.ne.s contactent également leurs représentants nationaux pour leur demander de ne pas édulcorer cette législation.

 

Cliquez ici pour consulter notre section « Foire aux Questions »  (en anglais)

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